Pour la fin des travaux parlementaires qui devaient s’achever le 23 février, et que nous avons décidé de poursuivre jusqu’au 6 mars afin de faire voter les textes essentiels pour achever au mieux les engagements et le programme du Président de la République, nous assistons à des actions de l’opposition pour empêcher de voter ces textes dans des conditions souvent pitoyables. Je pense particulièrement à la manœuvre du groupe socialiste de la commission des Finances de l’Assemblée, qui a fait nommer en catastrophe au journal officiel dimanche matin à la Commission des finances dix députés, pour la plupart franciliens, qui jusque là n’y siégeaient pas, afin de renverser le rapport de force habituel, ce qui leur a permis de battre la majorité d’une voix lundi après midi pour faire adopter un amendement sur le projet de loi de Finances rectificative pour 2012, amendement qui n’avait aucune signification réelle. Comme il ne s’agissait que d’un simple avis sur les derniers amendements déposés, l’article premier relatif à la réforme du financement de la protection sociale et à la compétitivité n’a donc absolument pas été supprimé, contrairement à ce qu’on prétendu les socialistes dans les medias…)
et il y a loin entre les discours et la réalité des faits. Ces mensonges sont inacceptables dans le cadre d’une campagne présidentielle.
Autre texte important, dont la discussion débutera la semaine prochaine, celui sur le logement, augmentant de 30% les possibilités de construction, et actuellement au Sénat, la proposition de loi du député Eric Diard concernant l’organisation du service et à l’information des passagers dans les entreprises de transports aérien de passagers en cas de grève. Là encore, l’opposition met tout en œuvre pour empêcher cette loi d’être votée, au prétexte que c’est une atteinte portée au droit de grève ! Ceci est ridicule ! Nous avons beaucoup travaillé, notamment lorsque j’étais président de la commission compétente à l’Assemblée, sur le service minimum garanti dans les transports en commun, métro ou ferroviaire. Ce service minimum garanti est issu d’une amélioration du dialogue social en amont, qui permet de savoir qui est gréviste ou pas au moins 48 h à l’avance, afin d’organiser le transport des passagers dans les meilleures conditions. Il prévoit un effectif de 30% minimum de service garanti en cas de grève , loi qui ne s’applique pas dans le transport aérien qui impose juste la déclaration des grévistes 48h à l’avance sans aucune autre obligation .Et on prétend que c’est de porter atteinte au droit de grève que de vouloir instaurer aujourd’hui dans le transport aérien ce que nous avons mis en place pour les transports terrestres. Nous n’empêchons personne de faire grève ! Il s’agit juste d’un moyen d’organiser le service en demandant à ce que les grévistes se déclarent au moins 48 h à l’avance. Voilà comment l’opposition traduit encore cette initiative en nous accusant de vouloir entraver le droit de grève ; j’espère que les Français ne seront pas dupes et comprendront que ce que nous souhaitons, c’est qu’il n’y ait plus de dizaines de milliers de passagers pris en otage par des gens qui pour des raisons catégorielles ou personnelles, bloquent systématiquement les aéroports français de manière inacceptable. Le Gouvernement prend donc ses dispositions pour que cela cesse !
Je suis très heureux que Nicolas Sarkozy vienne de déclarer sa candidature à la présidence de la République. Enfin nous allons avoir un débat entre deux projets politiques, deux visions de la société diamétralement opposées et deux hommes dont il faudra juger de la crédibilité. En cette période de crise, j’espère que la campagne présidentielle permettra à chacun et chacune de comprendre que la lucidité de Nicolas Sarkozy sur les problèmes de la France, de l’Europe et du monde, son courage pour mettre en œuvre les solutions les plus adaptées pour les protéger permettront de faire de sa candidature celle de la crédibilité. Car qui mieux que lui pourra continuer à diriger le bateau France dans la tempête que nous traversons ? Alors au diable les polémiques sur la personne et autres rancoeurs, l’important c’est la France et les Français. Il n’est qu’à rappeler comment les mauvaises langues et certains commentateurs politiques se réjouissaient en novembre dernier d’annoncer dans les medias la récession en France, n’ayant cesse depuis de démoraliser inlassablement les Français. Depuis ce mercredi, nous avons appris que les chiffres de la croissance française en 2011 étaient de 1,7% en 2011. Ce chiffre est celui que le Gouvernement avait lui annoncé dès novembre et que tout le monde remettait en cause. Force est de constater l’injustice de ces attaques infondées ! Les Français doivent comprendre que c’est par la preuve que l’on démontre qu’une politique est bonne, et que Nicolas Sarkozy est sur la bonne voie. Il n’est qu’à voir au quotidien ce qui se passe dans les autres pays européens, qu’il s’agisse de la situation de la Grèce, de la baisse de -15% des salaires et des retraites en Espagne, baisses qui touchent également le Portugal et l’Italie. La France, comme l’Allemagne, échappent à ces crises d’austérité qui pèsent sur les populations. Nicolas Sarkozy, depuis son arrivée au pouvoir, a su anticiper et mettre en œuvre des réformes courageuses qui nous évitent aujourd’hui de subir la même catastrophe que les autres pays européens. La réforme des retraites, le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux pour réduire la dépense publique, mais également la réforme de la carte judiciaire, militaire ou hospitalière pour permettre, grâce à une meilleure organisation, des sources d’économie…Toutes ces mesures ont permis de faire face aux trois crises subies depuis 2007, la crise des sub primes, la crise financière qui a suivi et aujourd’hui celle des dettes souveraines. A présent, la campagne doit se dérouler dans des conditions équitables. Les avantages médiatiques jusque là consentis à François Hollande sont scandaleux et nous nous battrons avec toute notre énergie pour permettre aux Français de connaître la vérité et de faire le bon choix en mai prochain en renouvelant leur confiance à Nicolas Sarkozy.
Patrick OLLIER